Service canadien du renseignement de sécurité

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Michel Coulombe

Nos priorités

  • Filtrage de sécurité

    Assister le gouvernement du Canada afin d'empêcher des personnes occasionnant des risques en matière de sécurité d'entrer au Canada ou d'y obtenir un statut de réfugié

  • Terrorisme

    Enquête au sujet de la menace ou du recours à la violence contre des personnes ou des biens, pour des raisons politiques, religieuses ou idéologiques.

  • Prolifération des armes de destruction massive

    Enquête sur le nombre croissant de pays étrangers et d'organisations terroristes qui visent à concevoir et à produire des armes de destruction massive, notamment des armes chimiques, biologiques, nucléaires et radiologiques.

  • Espionnage et ingérence étrangère

    Enquête au sujet des activités clandestines de gouvernements étrangers qui présentent un risque pour la sécurité nationale du Canada.

  • Menaces pour la sécurité de l'information

    Enquête sur les menaces contre l'infrastructure et les systèmes d'information névralgiques que présentent des pays, des terroristes et des pirates informatiques étrangers..

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Signaler une menace pour la sécurité nationale

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Au moment d’écrire ces lignes, de nombreuses personnes au pays se remettaient encore des événements qui se sont produits à l'automne 2014: deux Canadiens ayant subi une radicalisation menant à la violence ont lancé des attaques distinctes contre des concitoyens à Saint-Jean-sur -Richelieu, au Québec, et à Ottawa, en Ontario. Ils ont causé la mort de deux membres non armés des Forces armées canadiennes. Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), comme le reste du pays, pleure leur disparition. 

Les attaques ont exposé de façon très claire la vulnérabilité au terrorisme d’une société ouverte comme le Canada. Après les attentats du 11 septembre 2001, nombreux sont ceux qui ont cru pendant un certain temps que l’efficacité d’un attentat terroriste reposait sur un réseau d’exécutants bien entraînés résolus à commettre un attentat spectaculaire et meurtrier. Les événements survenus au Canada montrent qu’en réalité, un seul assaillant muni d’une arme de base – une carabine ou même une voiture – peut causer un drame et générer de l’insécurité dans nos communautés.   

Les membres de l’appareil de sécurité national et les personnes au fait de l’actualité savaient très bien depuis longtemps que le Canada n’était pas à l’abri de ce genre d’acte de violence. Les attaques survenues en octobre à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa n’étaient toutefois pas les seules histoires liées au terrorisme qui ont marqué 2014. Un mois plus tôt, dans un tribunal d’Ottawa, un Canadien de 34 ans a été reconnu coupable d’avoir planifié des actes terroristes au Canada. L’audience de détermination de la peine a été mémorable pour deux raisons : la durée de la peine d’emprisonnement infligée à l’accusé – 24 ans – et la réaction vive du tribunal à l’égard des projets de l’accusé.  

« Vous êtes désormais une personne condamnée pour terrorisme, a déclaré le juge, ce qui jette sur vous un discrédit tout à fait déplorable et probablement impossible à effacer. […] Vous avez trahi la confiance de votre gouvernement et de vos concitoyens. Vous avez de fait été reconnu coupable de trahison, un acte universellement condamné parmi les États souverains du monde. »

Un complice a aussi été reconnu coupable d’infractions liées au terrorisme et condamné à une peine de 12 ans d’emprisonnement. Selon les preuves apportées en cour, les hommes tentaient de fonder une cellule terroriste active au Canada. Ils seraient peut être parvenus à leurs fins n’eut été, selon le juge, de la vigilance et des efforts inlassables de nos organismes de sécurité nationale. De plus, la portée du problème a encore été mise en évidence en décembre 2014 lorsque des accusations liées au terrorisme ont été déposées contre un adolescent de 15 ans de Montréal,  puis contre un groupe d’hommes d’Ottawa en janvier 2015.

Des gens et des groupes violents veulent tuer des Canadiens. C’est une observation qui incite à la réflexion et qui ne peut être atténuée d’aucune façon.

Au cours de la période visée par le Rapport public du SCRS de 2013-2014, le phénomène des soi-disant combattants étrangers a gagné beaucoup de terrain. Selon moi, il est tout à fait justifié que le phénomène suscite des préoccupations et retienne l’attention. Le fanatisme d’al-Qaïda et de ses ramifications meurtrières comme l’État islamique en Irak et au Levant trouve écho auprès de certaines personnes au Canada. 

Des personnalités influentes dans les communautés, des enseignants et surtout des parents ont vu des jeunes souscrire à une cause dont il ne peut résulter rien de bon. Un certain nombre de ces jeunes Canadiens ont péri dans les terres étrangères vers lesquelles ils ont été attirés. Il ne fait aucun doute que certains d’entre eux ont aussi fait des victimes. 

Le SCRS s’est prononcé clairement au sujet des défis en matière de sécurité. Il s’intéresse aux extrémistes canadiens qui reviennent au pays encore plus radicalisés. Leur statut de vétéran d’un conflit à l’étranger leur permet-il de recruter plus facilement d’autres Canadiens? Se serviront-ils de leurs contacts étrangers pour constituer des réseaux au Canada afin de faciliter les déplacements de combattants ainsi que l’acheminement de matériel et de fonds en provenance et à destination du pays?

Plus important encore, utiliseront-ils leur entraînement terroriste pour tenter de commettre des actes de violence ici, au Canada? L’Europe a déjà subi de tels attentats. L’année 2015 a commencé par un massacre, en janvier, dans les locaux d’un magazine et une épicerie juive à Paris. Au moins un des assaillants aurait suivi un entraînement terroriste au Yémen. Quelque mois plus tôt, un Français qui était revenu de Syrie a abattu en Belgique plusieurs civils innocents.

Même si un extrémiste canadien ne revient pas immédiatement, il reste un problème pour le Canada. Étant donné que le Canada s’attend à ce que les autres pays empêchent leurs citoyens de nuire aux Canadiens et aux intérêts canadiens, il est donc lui aussi obligé d’empêcher les extrémistes canadiens de tuer et de terroriser les habitants des autres pays. Enfin, une menace émane aussi des extrémistes frustrés qui n’ont pas été en mesure de partir à l’étranger pour prendre part aux combats. Comme l’énonce clairement le présent Rapport public, toutes ces raisons font en sorte que le terrorisme demeure la principale menace qui pèse sur la sécurité du Canada. 

La menace est toutefois loin de se limiter au terrorisme. L’espionnage contre les intérêts économiques, politiques et militaires du Canada demeure une préoccupation. En décembre 2013, un Canadien habitant en Ontario a été arrêté et des chefs d’accusation ont été portés contre lui en vertu de la Loi sur la protection de l’information pour avoir apparemment transmis des informations sensibles à un organisme étranger. Cela s’est produit tout juste neuf mois après qu’un autre Canadien, l’officier de marine Jeffrey Delisle, a été condamné à 20 ans de prison pour avoir lui aussi contrevenu à Loi sur la protection de l’information et vendu des informations secrètes à un organisme étranger hostile.

Ces cas d’espionnage sont notoires simplement parce que ce sont des actes criminels devenus connus du public. Les cyberintrusions orchestrées par des États étrangers hostiles, comme celle qui a visé le Centre national de recherches du Canada à l’été 2014, sont également de plus en plus préoccupantes. De plus, de nombreuses autres activités sont constamment menées au Canada. Il ne s’agit pas uniquement d’espionnage, mais aussi d’activités influencées par l’étranger qui nuisent tout autant à la sécurité et à la souveraineté du Canada même si elles sont menées dans l’ombre.

Le SCRS célébrait son trentième anniversaire en 2014. Au cours des trois dernières décennies, il a mûri et c’est avec fierté qu’il est devenu un établissement canadien estimé et respecté (voir la section « Trente ans de sécurité nationale » à la page 9). Le travail qu’il accomplit est d’une grande complexité et sensibilité et cela semble s’intensifier un peu plus chaque année en raison de l’évolution constante du contexte de la menace.

Ce qui ne change pas, c’est le dévouement du SCRS à s’acquitter de son mandat, qui consiste à protéger le Canada et les Canadiens, tout en respectant les valeurs canadiennes. Le SCRS promet d’agir de la sorte durant les trente prochaines années, et bien plus encore.

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Michel Coulombe

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