En 1984, le Parlement a adopté une loi créant un service civil de renseignement de sécurité. Cette loi non seulement a donné naissance au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), mais elle a aussi clarifié les distinctions entre les activités relatives aux renseignements de sécurité et le travail d'application de la loi, mettant fin à la relation qui avait existé entre la police fédérale et le service de renseignement de sécurité du Canada durant 120 ans.

Dès le début de la guerre froide, le Service de sécurité de la GRC et, à partir de 1984, le SCRS qui lui a succédé ont tenté de jouer au plus fin avec différentes agences d'espionnage étrangères. Durant cette période, les deux camps ont eu abondamment recours à des « gadgets technologiques » pour tenter de mettre au jour des activités d'espionnage. Ces gadgets visaient notamment à camoufler et à transmettre des communications secrètes, à prendre subrepticement des photos, à écouter des conversations privées, à diffuser des messages secrets et codés ainsi, qu'à permettre aux agents d'exercer leurs activités sans être détectés.